Retour sur le Sénégal

En février dernier, Alain et Christine ont rendu visite aux femmes du Sénégal afin de découvrir leurs installations et leurs méthodes de fabrications de savons pour ainsi les aider dans leur développement. Ces femmes inspirantes les ont accueillis à bras ouverts et ont apprécié le temps qui leur était offert. Découvrez-en davantage sur la collaboration dans cette entrevue exclusive avec Christine, Responsable Recherche et Développement, qui raconte son expérience enrichissante.

Retour sur le Sénégal

Mission et vie communautaire


Quel était l’objectif de votre visite au Sénégal?


Notre mission était de visiter les femmes des coopérations et d’examiner leurs installations afin de mieux comprendre leurs réalités et leurs défis face à la production de pains de savon. Notre but premier était de leur offrir des  conseils et des suggestions pour l’amélioration de leurs produits finis.


Quelle organisation aviez-vous choisis d’aider?


Nous avons été avec Carrefour International pour visiter les coopératives de l’UNFCS, l’Union nationale des femmes coopératrices du Sénégal.


Comment décririez-vous les conditions de vie et de travail de ces femmes?


Leurs situations sont assez différentes comparativement à ici, au Canada. Elles travaillent très fort pour la réussite de leur entreprise, en plus de s’occuper de leur famille.


Comment s’est passé votre accueil? Quelles ont été vos premières impressions?


Nous avons eu un accueil extrêmement chaleureux. Les femmes étaient très fières de nous recevoir et reconnaissantes que nous ayons pris le temps d’aller les visiter. Elles nous ont accueillis parmi leurs familles et nous avons eu la chance de manger des mets traditionnels. En général, nous avions l’opportunité de communiquer avec eux en français, car en région, plusieurs parlent seulement qu’une seule langue, le Wolof.


Production de cosmétiques


Quels types de cosmétiques fabriquent-elles?


Les femmes d’UNFCS se spécialisent dans la fabrication de pains de savon à base d’huile végétale et de Mbeurbeuf, qui agit comme un agent antiseptique. De plus, elles font la production de baume à lèvre, de baume corporel, de pommade pour cheveux et de savon liquide.


Quels sont les principaux ingrédients avec lesquels elles travaillent?


Elles utilisent des huiles végétales locales, tels que l’huile de palme et de baobab, de la cire d’abeille et des plantes locales.


Quelles méthodes utilisent-elles pour la production de leurs cosmétiques?


Les coopératives visitées sont équipées avec le minimum d’équipement nécessaire pour leur production. Par exemple, seulement une balance, des chaudrons, des moules et des tables à découper sont présents dans leurs installations. L’union régionale (UR) de Mboro est le seul endroit à avoir une boudineuse, une machine qui permet d’améliorer l’uniformité et la présentation du produit fini.


Où vendent-ils leurs cosmétiques? Est-ce que les prix sont similaires à ceux du Canada?


Les savons sont vendus par les membres des Unions dans des marchés locaux et dans certaines pharmacies. Les savons se vendent entre 500 et 600 CFA, donc entre 1,15 $ et 1,38 $ Canadien.


Échange et formation


Quelle était votre implication lors de cette collaboration?


Tout d’abord, nous avons visité les Unions Régionales afin de découvrir leurs installations et leurs méthodes de fabrication pour ainsi évaluer la meilleure manière de contribuer à l’amélioration de leurs produits finis. Ensuite, nous avons mis en place une formation nationale pour identifier leurs besoins. Ce qui nous a amené à offrir une formation sur les méthodes de fabrication, les procédures de contrôle de la qualité, la commercialisation ainsi que des suggestions de nouveaux produits pouvant être fabriqués à partir d’ingrédients locaux.


Avez-vous trouvé des ingrédients que vous pourriez utiliser ici, au Canada? Si oui, lesquels?


Oui, nous sommes ravis d’avoir fait la rencontre de quelques agriculteurs d’huiles végétales, tels que l’huile de baobab, de moringa et l’huile de Touloucouna.


Un lien sera-t-il maintenu pour continuer à supporter et à aider les femmes du Sénégal?


Oui, nous gardons contact avec ces femmes et elles savent que nous sommes disponibles en tout temps pour répondre à leurs questions. Nous espérons les recevoir parmi nous dans un futur proche afin de maintenir la relation.


Mot de la fin


Avez-vous des faits cocasses à nous partager?


Les femmes nous ont montré l’importance de célébrer les petites victoires de la vie en dansant et en chantant. Nous avons donc dansé avec elles et Alain a même inventé la danse du Dauphin !


Qu’est-ce qui vous a le plus marqué de votre temps passé au Sénégal?


Ce qui nous a plus marqués est le fait que les gens prennent vraiment le temps de vivre dans le moment présent et de faire des connexions avec leur entourage. Il est bien important pour eux de prendre le temps de discuter avec un voisin, un ami, un membre de leur famille ou même un étranger.


Que souhaiteriez-vous pour l’avenir de leur entreprise?


Nous souhaitons qu’il y ait de plus en plus de femmes entrepreneurs qui utilisent davantage leur créativité pour élargir la diversité de leurs produits à l’aide d’ingrédients locaux.


Comment qualifiez-vous votre expérience?


Notre expérience fut très enrichissante et bénéfique, autant d’un point de vue professionnel que personnel. Nous leur avons donné la motivation, la confiance que tout est possible et l’affirmation que fabriquer des produits avec des ingrédients locaux est très plausible et rentable.

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