L’écran solaire : ne pas bloquer les faits essentiels, tout de même !

Le but de l’écran solaire est de bloquer les rayons UV, c’est-à-dire les rayons UVA et UVB. Alors que l’UVB brûle en surface, l’UVA se fait plus pernicieux et brûle sous la surface, en profondeur, ce qui fait qu’il est impossible de s’en rendre compte. C’est d’ailleurs ce dernier qui cause le mélanome.

L’écran solaire : ne pas bloquer les faits essentiels, tout de même !

Jetons un coup d’oeil au facteur de protection solaire ou FPS : l’écran de facteur 30 bloque 96 % des UVB, alors que l’écran de facteur 60 bloque 97 % des UVB. On comprendra donc que, pour une différence de 30, on ne bloque que 1 % plus de rayons.


Le calcul à cet égard est d’ailleurs très intéressant : si la peau devient rougeâtre après 10 minutes et qu’on utilise un facteur 30, nous pouvons être exposés au soleil pour 300 minutes (30 X 10). Pourtant, ce facteur s’avère quelque peu absurde : il faut, coûte que coûte, réappliquer l’écran solaire toutes les deux heures.


Cela étant établi, tournons-nous vers les types de protections disponibles. Il existe deux types d’écran solaire : filtre (chimique) et physique (minéral).


Quand le filtre ne peut pas se filtrer


L’écran solaire filtre est, règle générale, composé à 25 % d’éléments chimiques ! Qui plus est, il ne fait que filtrer les rayons !


Une étude parue le lundi 6 mai dernier permet de conclure que quatre substances chimiques seront étudiées de plus près par la US Food and Drug Administration (FDA), soient l’avobenzone, l’oxybenzone, l’ecamsule et l’octocrylène. On craint que l’absorption de ces substances par les pores de la peau, jusqu’au système sanguin, ne soit très néfaste.


Trois de ces ingrédients sont d’ailleurs demeurés dans l’organisme au moins 24 heures après l’application de l’écran solaire.


Bien qu’il faille encore déterminer les répercussions de cette absorption, le signal d’alarme a retenti : quels sont les risques pour la santé liés à l’absorption de ces substances ?

L’oxybenzone : un manque de chimie avec l’organisme


Il n’en demeure pas moins que, selon les études, la quantité d’oxybenzone qui reste en circulation dans l’organisme est entre 50 et 100 fois plus élevée que les trois autres. On a en outre relevé que l’oxybenzone se retrouve dans 97 % des échantillons.


Des études subséquentes ont démontré un lien possible entre l’oxybenzone et un taux de testostérone plus bas chez les adolescents, des changements hormonaux chez les hommes, des grossesses abrégées et la perturbation du poids à la naissance.


Par ailleurs, une étude d’une durée de 10 ans a démontré que 70 % des sujets exposés à l’oxybenzone ont manifesté une allergie de contact.


Enfin, une étude suisse a révélé que l’oxybenzone ou l’une de quatre autres substances chimiques se retrouvait dans le lait maternel de 85 % des sujets.  

La solution, mine de rien : l’ère minérale est de retour


Les experts se rendent unanimement à l’évidence et confirment ce qui était un secret de Polichinelle : il ne faut toutefois pas arrêter d’utiliser l’écran solaire. Le cancer de la peau est diagnostiqué plus que tout autre aux États-Unis, notamment. Il faut plutôt miser sur l’écran minéral, qui est composé d’oxyde de zinc et de dioxyde de titane et qui bloque, tout simplement, les rayons. Le problème, c’est que l’écran minéral laissait des résidus blanchâtres et que, pour des motifs esthétiques – et au risque de s’infliger un mal impitoyable – on lui a, pendant les années de gloire du teint bronzé à tout prix, préféré l’écran filtre chimique.


Il n’en demeure pas moins que l’écran solaire minéral est le seul à être aussi efficace contre l’UVA que contre l’UVB; il fait partie de ce que l’on considère le large spectre, ce qui signifie qu’il passe haut la main l’épreuve de la longueur d’onde critique (Critical Wavelength Test), qui est l’épreuve ultime en la matière.

 

L’écran minéral : pour bloquer à la fois les rayons UV et la pénétration chimique.

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